Le site minier : les méthodes d’aménagement - WikiMemoires

Le site minier : les méthodes d’aménagement


Les méthodes de gestion et réhabilitationV. Chapitre V :

1. Aménagement de site minier

L’aménagement de site minier permet de réduire les impacts négatifs sur l’environnement provoqué par le site ainsi d’assurer la sécurité des personnes par la sécurisation et la gestion des zones excavées, aires d’accumulation, bâtiments, infrastructures et les équipements.

1.1. Sécurisation et gestion des zones excavées.

En présence d’une zone excavée, les mesures de sécurisation suivantes devront être mises en place afin d’assurer la sécurité des personnes:

** Zones de décapage et excavations :

Elles doivent être remblayées, le cas échéant, les pentes adoucies et le terrain nivelé de façon à s’harmoniser avec la topographie environnante. (Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, canada 2017)

** Excavations à ciel ouvert (fosses) :

Les fosses peuvent être remblayées avec des matériaux meubles, des substances minérales, des résidus miniers ou des stériles miniers. Cependant, pour être acceptable au point de vue environnemental, des validations quant à la stabilité chimique et physique à court et à long terme sont alors requises. Le terrain doit être nivelé de façon à s’harmoniser avec la topographie environnante, puis mis en végétation à moins que le niveau d’équilibre de la nappe phréatique soit au‑dessus de la partie remblayée. (Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, canada 2017)

** Sécurité des ouvertures minières :

Les orifices au jour des puits, les cheminées, les galeries à flanc de coteau, les rampes ou tout autre accès similaire aux ouvrages miniers souterrains doivent être sécurisées. (Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, canada 2017)

** Stabilité des piliers de surface :

Les piliers de surface doivent être stables à long terme. Ils doivent soutenir leur propre poids et, celui des dépôts meubles, des plans d’eau ou de toute surcharge. Pour les chantiers souterrains où la stabilité à long terme des piliers ne peut être assurée, on doit d’abord considérer des mesures de renforcement physique (câbles d’acier, boulons d’ancrage, etc.) ou le remblayage des excavations minières sous‑jacentes. (Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, canada 2017)

1.2. Gestion des aires d’accumulation.

La restauration des aires d’accumulation doit permettre d’atteindre des objectifs techniques, environnementaux et sociaux. Les structures de confinement, les aires d’accumulation de stériles miniers et de résidus miniers et tous les ouvrages de retenue en lien avec le site minier doivent être stables.
Le site doit être restauré en prenant en considération les possibles usages futurs et permettre une intégration dans le paysage. Ces objectifs de la restauration sont indissociables et impliquent différentes disciplines. Par exemple, la stabilité physique des ouvrages renvoie principalement à la géotechnique, tandis que la stabilité chimique des résidus miniers ou des stériles miniers renvoie à la géochimie.
Les techniques de restauration peuvent avoir des effets sur la faune, la flore et le milieu social. Les experts de chaque discipline doivent travailler ensemble pour élaborer des scénarios menant à des solutions optimales qui répondent à tous les objectifs de restauration des aires d’accumulation. (Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, canada 2017).

** La stabilité physique :

L’objectif est de minimiser les risques reliés à l’intégrité et à une défaillance possible des ouvrages. En tout temps, les ouvrages doivent être stables, sécuritaires et compatibles avec le milieu environnant.
Les études techniques pour la stabilité des ouvrages doivent être réalisées par un ingénieur ayant la formation, une expertise reconnue et les connaissances adéquates en lien avec l’étude à signer les études doivent intégrer: Les conditions climatiques les propriétés géotechniques des stériles miniers, des résidus miniers, des sols de fondation et de tout matériel de construction utilisé, les particularités de l’aire d’accumulation (ex : la topographie, l’hydrologie,…).

** Stabilité chimique:

La restauration des aires d’accumulation de résidus miniers et de stériles miniers doit permettre d’empêcher la génération du DMA et du DNC. Elle doit aussi empêcher l’écoulement d’eaux contaminées dans le milieu récepteur et permettre le captage des eaux et le traitement de celles‑ci.
Les principaux éléments requis pour atteindre les objectifs en matière de stabilité chimique des résidus miniers et des stériles miniers sont la formation et l’expertise pertinentes des professionnels responsables du protocole de caractérisation géochimique des résidus miniers et des stériles miniers (sélection des échantillons, choix des essais et analyse des résultats), la connaissance des conditions climatiques et des caractéristiques physiques de l’aire d’accumulation (ex. précipitations, température,…). Le contrôle du comportement géochimique, qui doit aussi tenir compte du comportement géotechnique (stabilité).

1.3. Sécurisation et gestion des Bâtiments, infrastructures et équipements.

Bâtiments et infrastructures de surface :

Tous les bâtiments et toutes les infrastructures de surface, doivent être démantelés, à moins que le requérant ne démontre que ceux‑ci sont nécessaires à l’atteinte et au maintien de l’état satisfaisant, au suivi et à l’entretien des ouvrages ou au développement socio‑économique du territoire.
Lorsque les bâtiments et les infrastructures de surface sont démantelés, les fondations doivent être rasées au niveau du sol (Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, canada 2017).

Les infrastructures souterraines :

Les ouvertures et les accès aux infrastructures souterraines (les tunnels de service, les conduites, etc.) ainsi que les infrastructures de soutien (réseaux d’aqueducs, caniveaux, etc.) qui demeureront en place doivent être obturés et décontaminés au besoin. Le requérant doit fournir un plan signé par un ingénieur, indiquant leur emplacement et la nature des travaux de décontamination réalisés, s’il y a lieu (Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, canada 2017).

Infrastructures de transport :

L’accès routier principal qui permet de se rendre sur le site minier doit être maintenu en bon état, ainsi que toutes les voies d’accès secondaires permettant de faire le suivi et l’entretien des ouvrages se trouvant sur le site minier (Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, canada 2017).

Équipement et machinerie lourde à la surface et sous terre :

L’équipement d’extraction (chevalements, treuils, pompes, convoyeurs, etc.), l’équipement de traitement du minerai, l’équipement d’extraction (convoyeurs, foreuses sur pied, etc.), la machinerie lourde (trains, véhicules à moteur, foreuses motorisées, etc.), les infrastructures souterraines (concasseurs, rails, structures métalliques de la salle de concassage, conduites d’eau, d’air comprimé et d’air, etc.) et l’équipement (ventilateurs, pompes, etc.) doivent être retirés des lieux à moins qu’il ne soit démontré qu’ils ne présentent aucune source potentielle de contamination (Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, canada 2017).


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