M. Roland Gardin
République française - Avis et rapports du conseil économique et social

Les services liés à l’automobile : la sécurité

  1. L’automobile française : Une filière majeure en mutation
  2. Poids économique de l’industrie équipementière française
  3. L’emploi chez les fournisseurs de l’automobile française
  4. Chiffres clés du commerce et des services de l’automobile en France
  5. La distribution automobile en France: organisation et structure
  6. Coûts de la distribution automobile et Marché des véhicules d’occasion
  7. Les métiers liés à la réparation automobile en France
  8. L’organisation de la filière de l’après-vente automobile en France
  9. L’évolution du marché de la réparation d’un véhicule
  10. Les services liés à l’automobile : la sécurité
  11. Les services liés à la mobilité des automobilistes
  12. Services liés à la fin de vie des véhicules et de ses composants
  13. L’automobile : du produit de masse à la personnalisation
  14. Évolution du budget de l’automobiliste en France
  15. L’automobile : Une technologie sans cesse renouvelée depuis 120 ans
  16. Constructeurs automobiles : Politiques de recherche et développement
  17. La contribution des équipementiers à l’effort en matière de R&D
  18. La production automobile, Du fordisme au toyotisme
  19. L’industrie automobile et les plates-formes industrielles
  20. Vers « l’entreprise élargie » dans le secteur de l’automobile
  21. Les relations de la filière automobile avec les équipementiers
  22. L‘industrie automobile et les prestataires logistiques
  23. Mutations sociales et professionnelles de la filière automobile
  24. Les mutations sociales et professionnelles du commerce automobile
  25. Automobile, Mobilité durable et le cadre réglementaire rigoureux
  26. Engagement des constructeurs, des équipementiers et des pneumaticiens
  27. Les enjeux du recyclage automobile et l’éco conception développée
  28. Le recyclage des déchets automobiles liés à l’usage du véhicule
  29. Mise en place de filières spécifiques à chaque déchet automobile
  30. Le recyclage des véhicules en fin de vie
  31. L’environnement réglementaire de l’industrie l’automobile
  32. Une réglementation complexe – Marché de l’automobile
  33. La démarche Cars 21, l’industrie automobile européenne
  34. Automobile de demain : question énergétique et la demande
  35. Les innovations prévisibles du produit automobile
  36. L’automobile et la politique des transports
  37. Conjoncture qui fragilise les constructeurs automobiles européens
  38. La stratégie de Renault et la stratégie de Groupe PSA
  39. L’avenir des équipementiers et fournisseurs de l’automobile
  40. L’avenir de la vente et de l’après-vente automobile française
  41. La mutation de l’artisanat automobile

3. Les services liés à l’automobile

Afin d’accompagner le véhicule de sa mise en circulation à sa fin de vie, la filière automobile comprend une variété importante de services destinés à faciliter la mobilité des automobilistes dans des conditions optimales de sécurité et de respect de l’environnement. Présents sur l’ensemble du territoire, ces services de proximité participent à la création et à la sauvegarde de l’emploi.

3.1. Les services liés à la sécurité

a) La formation des conducteurs

Les écoles de conduite sont au nombre de 14 000, gérées par 8 600 exploitants. Elles emploient 16 000 enseignants de la conduite. Près de 2 millions d’élèves sont en formation chaque année et plus d’1,5 million examens du permis de conduire sont organisés (toutes catégories confondues).

852 693 permis toutes catégories ont été délivrés en 2004. Au total, le chiffre d’affaires hors taxes des écoles de conduite en France est d’environ 1,1 milliard d’euros.

Les écoles de conduite constituent le maillon essentiel de la sécurité routière. Elles préparent les élèves aux différentes catégories de permis de conduire (des motocyclettes au poids lourds en passant par les transports en commun et bien sûr, le fameux permis B correspondant aux véhicules légers).

En plus de la préparation aux différentes catégories de permis, les écoles de conduite dispensent également des formations « post » permis, dans le cadre de la formation professionnelle continue en véhicules légers comme dans les catégories du groupe lourd.

Les enseignants sont eux aussi formés grâce aux 100 centres de formation d’enseignants de la conduite, présents sur le territoire français. Ces enseignants recrutés sur la base d’un concours spécifique, relèvent d’un statut particulier : celui du corps des Inspecteurs de permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) et dépendent du ministère des Transports.

Actuellement, la profession « formation des conducteurs » est confrontée au problème posé par l’allongement des délais de présentation des candidats au permis de conduire. Les principales raisons de cet allongement sont les suivantes :

– le délai d’enregistrement des dossiers d’inscription s’allonge dans la plupart des préfectures retardant d’autant le début de la formation des élèves;

– l’épreuve théorique générale (code) a été entièrement modifiée et son niveau, beaucoup trop élevé pour de nombreux candidats, a pour conséquence un pourcentage de réussite inférieur à l’ancienne épreuve augmentant le nombre de passage par candidat;

– la durée de l’épreuve pratique de permis B est maintenant de 35 minutes par candidat au lieu de 22 minutes précédemment. Cette modification entraîne l’examen de seulement 12 candidats par journée d’inspecteur au lieu de 20 avec l’ancienne épreuve;

– le nombre d’inspecteurs du permis de conduire a augmenté de 300 en quatre ans, mais cela reste encore insuffisant pour absorber les deux réformes énoncées ci-dessus.

La gestion des examens par les directions départementales de l’équipement (mise en place depuis 2003) n’est pas véritablement satisfaisante puisque le nombre de journées de formation pour les inspecteurs sont en augmentation et que les tâches administratives sont de plus en plus nombreuses et effectuées par des inspecteurs au détriment des examens.

b) Le contrôle technique

Le contrôle technique périodique des véhicules automobiles est obligatoire depuis le 1er janvier 1992 pour les véhicules légers comme cela était déjà le cas pour les poids lourds.

Ces contrôles sont essentiels car ils contribuent à vérifier l’état du véhicule et à veiller à son bon fonctionnement en matière de sécurité et d’environnement.

18,6 millions de contrôles ont ainsi été réalisés en 2005, dont 86 % de visites initiales. Ces contrôles sont effectués par 5190 centres de contrôle technique (dont 94 % affiliés à un réseau) répartis sur l’ensemble du territoire national, soit une hausse d’environ 1,2 % du nombre de centres en 2005.

Les fonctions les plus défectueuses, sont dans la majorité des cas : le freinage, l’éclairage – signalisation, les liaisons au sol (ensemble du système qui relie les pneus à la route comme les pneus, amortisseurs…) et la pollution.

En 2005, environ 727 000 véhicules utilitaires légers ont été contrôlés au titre de la visite technique complémentaire pollution. Au cours de cette même année, environ 76 000 véhicules soumis à réglementation spécifique ont été contrôlés (exemples : taxis, voitures auto-école, ambulances, dépanneuses…). Ces chiffres sont en hausse ce qui révèle un engagement notable des pouvoirs publics et d’une profession pour la sécurisation du parc automobile français.

L’automobile française : Une filière majeure en mutation

Avis et rapports du conseil économique et social

République française

Print Friendly, PDF & Email

Cliquez sur suivant article pour lire la suivante partie de ce mémoire:

Abonnez-vous!
Inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter et accédez à des milliers des mémoires de fin d’études !
Publier son mémoire!
WikiMemoires - Publier son mémoire de fin d’études !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *