L'audit interne bancaire: les normes de qualification - WikiMemoires

L'audit interne bancaire: les normes de qualification


Quelle pratique de l’audit interne bancaire ? – Partie 2 :

L’audit interne bancaire est une activité indépendante, objective et impartiale, exercée dans une organisation (Banque), par des personnes formées, le plus souvent au sein de la banque.

Ce dernier, a pour objectif de réaliser de la valeur ajoutée en lui apportant assurance sur son fonctionnement et conseil pour l’améliorer.

Le métier de l’auditeur consiste à suivre les normes professionnelles afin de gérer l’activité bancaire, cette activité se résume dans les opérations bancaires et les risques encourus. Pour cela, on analysera dans un premier chapitre les normes de l’audit interne et dans un deuxième chapitre on approchera la notion de l’audit risque et l’audit opérationnel.

Chapitre 1 : les normes d’un audit bancaire

Les normes de l’audit interne bancaire se composent des normes de qualification et des normes de fonctionnement. Les normes de qualification énoncent les caractéristiques que doivent présenter les organisations et les personnes accomplissant des activités d’audit interne.

Les normes de fonctionnement décrivent la nature des activités d’audit interne et définissent des critères de qualité permettant d’évaluer les services fournis.

Section 1 : Les normes de qualification

1) Les missions, pouvoirs et responsabilités

Les missions, les pouvoirs et les responsabilités de l’audit interne doivent être définis dans une charte (un document officiel qui définit la mission, les pouvoirs et les responsabilités de l’activité exercée). Cette charte permet de déterminer le rôle de l’audit interne dans la banque et de fournir à la direction générale de la banque et au conseil d’administration une base d’évaluation de ses activités.

En outre, l’auditeur interne doit périodiquement évaluer si la mission, les pouvoirs et les responsabilités sont définis dans la charte car elle représente une référence pour atteindre les objectifs tracés.

2) L’indépendance et objectivité :

Les auditeurs internes sont tenus par deux principes essentiels, l’indépendance dans l’organisation et l’objectivité individuelle.

En d’autres termes, il faut respecter le principe suivant : « l’audit interne doit être indépendant et les auditeurs internes doivent effectuer leur travail avec objectivité »

a) L’indépendance dans l’organisation :

Les auditeurs internes doivent bénéficier du soutien de la direction générale de la banque et du conseil d’administration afin d’obtenir la coopération des audités et de pouvoir exercer leur activité sans obstacle.

Autrement dit, l’auditeur doit dépendre d’une personne de l’organisation ayant une autorité suffisante pour assurer son indépendance et de lui garantir un large champ d’intervention.

Par ailleurs, la présence et la participation active de l’auditeur aux réunions administratives sont nécessaires afin de communiquer les informations sur la planification et sur les activités de l’audit interne.

b) L’objectivité individuelle :

L’objectivité individuelle est une attitude d’esprit dont doit faire preuve chaque auditeur.

En ce sens, les auditeurs doivent réaliser leurs missions en étant en confiance dans l’élaboration des résultats de leurs travaux et de ne pas se sentir incapable de porter des jugements professionnels objectifs.

A cet effet, les affectations au sein de l’équipe des auditeurs internes doivent être effectuées en tenant compte de tout conflit d’intérêt afin de ne pas influencer l’indépendance de la fonction d’audit interne bancaire.

c) Les atteintes à l’indépendance et à l’objectivité :

Les auditeurs internes doivent signaler aux responsables de l’audit interne toutes les situations dans lesquelles l’existence d’un conflit d’intérêt ou d’un parti qui peut influencer leur indépendance ou leur objectivité.

Ainsi, « les auditeurs internes doivent s’abstenir d’auditer des opérations particulières dont ils ont été auparavant responsables» .

Par contre, « les auditeurs internes peuvent être amenés à réaliser des missions de conseil liées à des opérations dont ils ont été auparavant responsables » .

Mais, « si l’indépendance ou l’objectivité des auditeurs internes sont susceptibles d’être compromis lors des missions de conseil qui leur sont proposées, ils doivent en informer la direction générale avant de les accepter » .

De même, l’indépendance et l’objectivité de l’auditeur interne risquent d’être touchées lorsque l’auditeur assume une fonction qu’il est susceptible d’auditer.

3) Les compétences et consciences professionnelles :

a) Les compétences :

Tout auditeur interne doit posséder certaines connaissances, un savoir-faire et des compétences précises dans des domaines différents à titre d’exemple, avoir la compétence en matière d’application des normes, des procédures et des techniques de l’audit interne bancaire.

Ainsi, il est nécessaire de posséder une connaissance des principes de base en comptabilité, économie, droit, commerce, fiscalité, finance, méthodes quantitatives et technologies de l’information.

Ces connaissances générales vont permettre de reconnaître l’existence de problème.

Les auditeurs internes doivent avoir le sens des relations humaines et savoir communiquer oralement et par écrit de manière à pouvoir exposer clairement les objectifs, les appréciations, les conclusions et les recommandations.

Les auditeurs internes doivent posséder des connaissances suffisantes pour identifier les indices d’une fraude, mais ils ne sont pas censés posséder l’expertise d’une personne dont son rôle est la détection des fraudes.

b) Les consciences professionnelles:

L’auditeur interne doit assurer à son travail un soin et un savoir-faire en tenant compte de la prudence et de la compétence. Ainsi, il doit améliorer sa connaissance, son savoir-faire et d’autres compétences par des formations continues.

4) Le programme d’assurance et d’amélioration qualité :

gestion de l’audit interneLe responsable de l’audit interne doit mettre en place un programme d’assurance et d’amélioration qualité qui permettra un contrôle continu de son efficacité. Le programme doit être conçu afin de répondre à deux objectifs fondamentaux.

Le premier consiste à aider l’auditeur interne à apporter une valeur ajoutée aux opérations de la banque.

Le second permet d’améliorer les opérations, et de garantir sa conformité avec les normes.

a) L’évaluation du programme qualité :

L’objet de cette évaluation est d’apprécier la quantité des travaux d’audit interne et d’émettre des recommandations.

On distingue deux types d’évaluation ; En premier lieu, l’évaluation interne qui se base sur des contrôles continus du fonctionnement de l’audit interne.

En deuxième lieu, l’évaluation externe qui se base par contre sur la compétence et le savoir-faire d’une organisation extérieure indépendante.

b) Les rapports relatifs au programme qualité :

L’auditeur interne doit communiquer au conseil d’administration les résultats des évaluations externes.

c) L’utilisation de la mention ’’conduit conformément aux normes’’ :

Les auditeurs internes doivent veiller à ce que leurs rapports d’activités soient conformes aux normes.

d) L’indication de non-conformité :

L’audit interne doit être exercé en respectant les normes. Les auditeurs internes doivent informés la direction générale et le conseil dans le cas où il y a non-conformité que se soit sur réserve d’une incidence concernant le champ d’intervention ou sur le fonctionnement de l’audit interne.

L’audit bancaire
Mémoire de licence – Sciences Economiques et Gestion – Option : Monnaie, Finance, Banque


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2 réflexions sur “L'audit interne bancaire: les normes de qualification”

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